Ce que la loi garantit — et ce qu'elle ne garantit pas
La nouvelle réglementation européenne sur les droits des passagers aériens a été définitivement adoptée en juillet 2026. Elle a fait beaucoup parler d'elle, souvent de façon approximative. Voici la distinction essentielle.
Ce qui devient gratuit : un objet personnel de 40 × 30 × 15 cm maximum, à glisser sous le siège devant vous. Sac à dos, sacoche, petit sac de voyage.
Ce qui ne le devient pas : la valise cabine placée dans le compartiment supérieur. La réforme impose la transparence sur son prix, pas sa gratuité.
La vraie avancée : la transparence des prix
Les compagnies doivent désormais afficher, dès le début de la réservation, le prix réel du billet incluant un bagage cabine en compartiment supérieur. Fini le tarif d'appel qui double à l'étape 4 du tunnel de réservation.
La réforme interdit par ailleurs plusieurs frais jugés abusifs, dont celui facturé pour asseoir un enfant à côté de son accompagnateur — une pratique qui plaçait les familles devant un choix cornélien au moment de payer.
Où en sont les compagnies
• Ryanair — le sac gratuit le plus généreux du low-cost : 40 × 30 × 20 cm
• Lufthansa — depuis le 19 mai 2026, le tarif « Economy Basic » ne comprend plus qu'un bagage personnel sous le siège ; la valise en cabine devient une option à partir de 15 €
Le piège qui coûte cher
Un bagage cabine hors gabarit présenté à la porte d'embarquement, c'est un supplément de 45 à 60 € pour le passage en soute — et jusqu'à 85 € chez certaines compagnies low-cost. Pour un aller-retour à deux, la facture dépasse le prix des billets sur certaines lignes courtes.
Le réflexe qui évite tout : mesurer sa valise avec les roues et les poignées, chez soi, avant de partir. Les gabarits en aéroport ne pardonnent pas les deux centimètres de trop.