Un tournoi hors norme
La Coupe du monde 2026 se distingue par son ampleur inédite : 104 matchs répartis sur 39 jours, disputés dans 16 villes hôtes aux États-Unis, au Mexique et au Canada. C'est la première édition à 48 équipes.
Cette dispersion géographique a produit un effet touristique très différent des éditions précédentes, concentrées sur un seul pays.
Ce que disent les chiffres
Selon les données Visa, les transactions transfrontalières dans les villes hôtes ont augmenté de près de 20 % en glissement annuel pendant la période du tournoi. L'impact économique s'est étendu bien au-delà des enceintes des stades — restauration, hôtellerie, commerce, transport.
Côté recherches d'hébergement, l'effet est spectaculaire et très inégal :
• Kansas City : +1 747 % — la révélation du tournoi, ville jusque-là absente des circuits touristiques européens
• Philadelphie : +184 %
• Boston : +85 %
Ces deux dernières progressions s'expliquent notamment par les matchs de l'équipe de France qui y étaient programmés.
L'effet déborde des villes hôtes
Les destinations situées à proximité des villes organisatrices ont elles aussi profité d'un net regain d'intérêt. Les supporters venus pour un match restent souvent plusieurs jours et rayonnent alentour — un effet d'entraînement que les offices de tourisme régionaux avaient anticipé.
La leçon logistique
Le vrai défi de cette édition aura été la planification : hébergements, transports et durée de séjour, sur un tournoi dispersé entre trois pays et seize villes. Suivre une équipe supposait d'enchaîner des vols intérieurs et de jongler avec des fuseaux horaires.
Pour les grands événements sportifs à venir, la leçon vaut d'être retenue : sur ce type de tournoi, l'hébergement se réserve avant même de connaître le calendrier précis. Ceux qui ont attendu le tirage ont payé le prix fort.