Ce que vous payez désormais
Depuis le 1er juillet 2026, la taxe de départ japonaise — la « sayonara tax » — est passée de 1 000 à 3 000 yens, soit environ 16,30 €. Elle concerne chaque voyageur de 2 ans et plus quittant le territoire, par avion ou par ferry.
Bonne nouvelle sur la forme : elle est directement intégrée au prix du billet. Vous ne serez pas arrêté à un guichet pour la régler. Mauvaise nouvelle sur le fond : pour une famille de quatre, c'est 65 € qui s'ajoutent discrètement au budget.
Pourquoi cette hausse
Les chiffres de fréquentation expliquent tout. Le Japon a accueilli 36,9 millions de visiteurs en 2024, record historique en hausse de 47 % sur un an. 2025 a pulvérisé ce record avec 42,7 millions de visiteurs internationaux.
Les recettes de la taxe, qui s'élevaient à 52,4 milliards de yens en 2024, devraient atteindre environ 130 milliards grâce au triplement. Selon le gouvernement japonais, environ 60 % de ces recettes supplémentaires seront allouées à la lutte contre le surtourisme, au financement des services consulaires à l'étranger et aux contrôles d'immigration.
Faut-il repousser son voyage ?
Franchement, non. 16 € sur un voyage au Japon — où le seul billet d'avion depuis Paris dépasse largement les 700 € — ne change pas l'équation. C'est moins qu'un repas.
Le vrai sujet, pour qui envisage le Japon, tient plutôt à l'affluence. Avec 42,7 millions de visiteurs, Kyoto en automne ou le mont Fuji en haute saison ne ressemblent plus à ce que promettent les brochures. Les mois de janvier-février et de juin, moins courus, offrent une expérience très différente — et souvent plus proche de ce que l'on venait chercher.