Le retour du train de nuit, cette fois pour de bon
On l'annonçait depuis des années. En 2026, c'est concret : sept nouvelles lignes ferroviaires ouvrent à travers l'Europe, reliant des métropoles, ressuscitant des liaisons historiques et offrant une alternative crédible à l'avion sur les moyennes distances.
Les liaisons à connaître
• Paris–Berlin de nuit — relancée en mars 2026. Vous vous endormez à Paris, vous vous réveillez à Berlin, sans nuit d'hôtel ni transfert aéroport
• Prague–Berlin–Copenhague — service direct quotidien depuis le 1er mai 2026. Trois capitales sur un seul trajet
• Marseille–Genève–Lausanne — le TGV Lyria renforce son offre saisonnière : du jeudi au lundi, d'avril à octobre
Le calcul qui change
Comparer un train de nuit à un vol low-cost sur le seul prix du billet fausse tout. Il faut compter ce que le vol ajoute : le transfert vers l'aéroport, l'arrivée deux heures avant, l'éventuel supplément bagage — et, sur un trajet de nuit, l'hôtel économisé.
Sur Paris-Berlin, l'écart se resserre nettement une fois ces postes intégrés. Et le trajet lui-même cesse d'être du temps perdu.
Une tendance de fond
Le secteur ferroviaire connaît un engouement croissant pour les trajets lents, qui privilégient la contemplation des paysages et l'accès à des territoires souvent inaccessibles par la route. Le rail s'affirme comme le vecteur d'un tourisme plus durable, à l'heure où le tourisme de masse montre ses limites.
Pour un premier essai, les liaisons de nuit vers l'Europe centrale sont le bon terrain : distances adaptées, réseau dense, et des villes qui se découvrent à pied dès la sortie de la gare.