Un basculement de calendrier
Le chiffre est net : les réservations touristiques de septembre progressent de 18,7 % en France par rapport à 2025. La part des réservations françaises effectuées pour ce mois passe de 20 % en 2025 à 22 % en 2026.
Ce n'est plus une tendance discrète de retraités et de couples sans enfants. C'est un déplacement de fond du calendrier des vacances françaises.
Pourquoi septembre gagne
Les raisons tiennent en trois arguments que tout voyageur ayant essayé connaît déjà :
• La mer est à son meilleur. En Méditerranée, l'eau conserve la chaleur accumulée pendant l'été — souvent plus agréable qu'en juin
• Les foules refluent. Les sites saturés en août redeviennent praticables
• La météo se calme. Moins d'épisodes caniculaires, des journées encore longues
S'y ajoute un facteur structurel : le télétravail et la flexibilité des congés permettent à davantage d'actifs de décaler leur départ après la rentrée scolaire.
Le revers : septembre devient cher
C'est la conséquence mécanique du succès. Septembre s'affirme désormais comme le mois le plus cher de la saison. L'époque où décaler d'un mois garantissait 30 % d'économie touche à sa fin sur les destinations les plus demandées.
L'arbitrage se déplace donc : on ne part plus en septembre pour payer moins cher, mais pour voyager mieux. Ce n'est pas le même calcul, et il vaut la peine d'être fait en connaissance de cause.
Où l'avantage reste réel
Les destinations qui gardent un vrai différentiel de prix sont celles dont la haute saison ne se cale pas sur l'été européen : Maroc, Tunisie, Turquie, où septembre reste une saison de transition. Sur les côtes espagnoles, italiennes et croates, l'écart avec août s'est nettement resserré.
Et pour ceux qui peuvent aller plus loin dans l'année : octobre conserve aujourd'hui l'avantage tarifaire que septembre offrait il y a cinq ans.